SDF : 5 clichés qui ont la vie dure

1200 950 Le monde selon Alphonse

Cheveux grisonnants peignés en arrière, noeud papillon vissé avec fierté : sur le papier, Max a tout d’un cadre dynamique en route vers La Défense. En réalité, voilà 35 ans qu’il dort dans la rue. Avec une pointe de gêne, il nous confie pourtant mettre un point d’honneur à soigner son apparence. “Vous savez, toutes les personnes sans abri ne sont pas des clochards ivrognes”.

Si Max met le doigt sur une idée reçue qui l’insupporte, il en existe bien d’autres tout aussi tenaces. Alors avec les copains du Carillon, on a travaillé dur pour mettre à mal ces clichés et prouver que la réalité est bien loin de l’image triste et sombre qui colle à la peau des personnes sans abri.

Ces 5 clichés qui ont la vie dure quand on est SDF.

Le taux d’alcoolisme est plus bas chez les personnes sans abri (21%) que dans l’ensemble de la population française (31%).
1/4 des personnes sans abri sont des travailleurs, et 17 % d’entre eux sont même en CDI.
10€/jour pour 12h à arpenter les couloirs du métro : c’est 7 fois moins d’argent qu’un SMIC journalier.
Il y a autant de décès chez les personnes sans abri en mai et en juillet qu’en décembre et février (chocs thermiques, déshydratation).
Seulement 20% des appels débouchent sur la mise à disposition d’un lit pour la nuit. Les 3/4 du temps, la ligne est saturée.

Casser l’image sombre des personnes sans domicile fixe.

C’est la mission que s’est donnée Louis-Xavier Leca en créant le réseau du Carillon.
Au sein d’un quartier, il met en relation les commerçants, les habitants et les personnes sans abri pour rompre leur isolement et surtout améliorer leur quotidien. Concrètement, pharmaciens, restaurateurs ou cordonniers offrent des petits services simples mais qui changent la vie quand on dort dans la rue : recharger un téléphone, accéder aux toilettes, réchauffer un plat, bénéficier d’une paire de lunettes…

Comment s’engager quand on habite le quartier ?

  1. En faisant vos courses chez les commerçants du réseau pour soutenir leur démarche plutôt qu’en grande distribution.
  2. En pré-payant un repas chaud ou encore une coupe de cheveux, distribués sous forme de bons pendant les maraudes – le principe du café suspendu.
  3. En participant aux apéros et scènes ouvertes organisés dans votre quartier par les personnes sans abri du réseau.
  4. En devenant bénévole du Carillon et en parlant du réseau aux personnes sans abris du quartier pour qu’elles puissent bénéficier de ces services.
Si vous voulez aller plus loin :
Rendez-vous sur le site du Carillon : www.lecarillon.org
Rejoignez le réseau à Paris, Lille, Nantes, Lyon, Bordeaux et Marseille – vous pouvez aussi les soutenir où que vous soyez en France grâce aux dons.

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