Profession “switcheur”

1200 950 Le monde selon Alphonse

Aujourd’hui, le CDI n’est plus la voie rêvée comme il l’a été pendant un demi siècle. Que ce soit pour mettre les mains dans la terre plutôt que sur un clavier à l’image de Grégor, ou monter sa propre entreprise comme Amandine, ils sont de plus en plus nombreux à opérer un virage professionnel à 180°.
Leur leitmotiv ? “Bosser par plaisir et non par obligation”.

Profession “switcheur”.

70 % d’entre eux ont entre 28 et 40 ans : les switcheurs appartiennent à cette nouvelle génération prête à changer radicalement de métier pour donner plus de sens à sa vie plutôt que de dresser un plan de carrière à 10 ans en parfaite adéquation avec leurs études.

Pas de panique si vos petites progénitures ont décidé de changer de voie.

Si les switcheurs ont le vent en poupe, ce n’est pas un phénomène nouveau. La preuve avec Philippe, l’un de nos fervents lecteurs. Pionnier auto-entrepreneur il y a 10 ans, il a laissé derrière lui 30 ans de carrière dans l’administration pour aider des personnes à trouver leur voie en tant que coach professionnel. On ne voyait guère plus légitime pour intervenir sur le sujet.

Les 3 conseils de Philippe si vous avez un enfant “switcheur” :

1. Ne faites pas l’autruche. N’évitez pas le sujet qui fâche en pensant que c’est une passade. C’est en le laissant vous exposer son projet que vous comprendrez ses motivations – et vous l’aiderez du même coup à le formaliser et à le clarifier.

2. Éclairez-le de vos expériences. Positionnez-vous en guide plutôt qu’en donneur de leçons. Tout l’enjeu est de l’inciter à se poser les bonnes questions pour construire un projet viable et sécurisant, sans pour autant lui transmettre vos peurs.

3. Faites-lui confiance. Renoncer à la stabilité d’un CDI pour aller au bout de ses convictions est une décision (très) courageuse : soyez un soutien s’il en manifeste le besoin – sans ses parents, Einstein ne serait jamais passé du statut de “cancre” à celui de “génie”. Et puis dans tous les cas, dites-vous que le monde va tellement vite que 60 % des métiers de demain n’existent pas encore, alors autant l’encourager à tester une nouvelle voie plus épanouissante.

– Ce qui est amusant lorsque l’on devient “switcheur” après 50 ans comme Philippe, c’est que ce sont les enfants qui sont inquiets pour leur parent. Alors si vous êtes dans cette situation, n’hésitez pas à leur envoyer ces 3 conseils qui marchent tout aussi bien dans le sens générationnel inverse.

JE PARTAGE CES 3 CONSEILS D’EXPERT AVEC…

Pour aller plus loin sur le sujet :
La série documentaire Les Petites Gouttes dresse justement le portrait de 7 trentenaires ayant décidé de revoir leur façon de travailler. Outre Grégor et Amandine, on vous invite à découvrir la nouvelle vie de Luc, ancien consultant en stratégie désormais gérant d’un lieu culturel, ou Axelle, présidente d’une association de protection des fonds marins après avoir quitté l’industrie pétrolière – des exemples qui illustrent parfaitement ce phénomène de “switch”.

L’origine du monde selon Alphonse.

Des voyages aux quatre coins du monde.
Un constat frappant.
Un engagement.